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Entretien avec Jean-Marie Bouissou

Directeur de recherches à la Fondation Nationale des Sciences Politiques

Jean-Marie Bouissou est directeur de recherches au CERI, qui dépend de la Fondation Nationale des Sciences-Politique. Spécialiste du Japon, il s’intéresse vivement au manga, et a lui a consacré plusieurs conférences, en particulier à Angoulême.


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Vous avez récemment donné au festival d’Angoulême une conférence sur le thème « Les Bad Boys du manga ». Pourquoi ce thème ?

Je l’ai choisi d’abord parce que le « bad boy » marche bien sur le marché français du manga. La figure du « mauvais garçon » plus ou moins rebelle tient une grande place dans les séries shônen - Dragon Ball, Naruto, One Piece- qui ont longtemps tiré ce marché. Et la série qui a ouvert la France au manga, au début des années 1990, ç’a été Akira, dont les héros sont du gibier de maison de correction.

D’autre part, ce qui m’intéressait, c’est que le « bad boy » est un personnage très peu présent dans la bande-dessinée française, à quelques exceptions près comme Les Pieds Nickelés, et guère davantage dans les comics américains - ou du moins, pas sous la même forme que dans le manga. C’est un personnage très particulier au manga, donc ça m’intéressait de l’analyser du point de vue de la culture japonaise.

(JPEG)D’une manière générale, que pensez-vous de la place dévolue au manga dans cette édition du festival d’Angoulême ?

On ne lui accorde pas encore toute la place qu’il mérite. Le manga représente presque 35% du marché de la bande dessinée et ne cesse de progresser, mais il était loin d’occuper 35% de la superficie du Festival. On l’avait relégué un peu à l’écart, comme si l’on en avait honte. Les grands éditeurs commencent à se bousculer pour se placer sur le créneau du manga, mais ils semblent toujours le considérer comme un parent pauvre.

C’est vrai que Taniguchi a été primé, et il l’avait déjà été l’an dernier. Mais dans l’univers du manga, c’est un auteur assez à part. Chez lui, on ne retrouve presque rien de ce qui fait du manga un genre très différent de notre BD. J’aime beaucoup Taniguchi, mais s’il avait été français, il se serait intégré sans trop de problèmes dans le bon vieux style franco-belge sans choquer personne.

C’est pour cela qu’il marche si bien ?

Question ventes, Taniguchi est loin de faire les scores de Dragon Ball ou de Fruits Basket ! Mais il donne au manga la respectabilité dont les grands éditeurs ont besoin pour entrer sur le marché sans avoir l’impression de déroger. C’est d’ailleurs fort bien ainsi, car le manga, c’est un univers extrêmement diversifié ; il y a de la place pour tous les genres. Qu’on traduise Taniguchi après Otomo ou Toriyama, c’est très bien : ça va amener de nouveaux lecteurs au manga.

Pour finir avec Angoulême, qu’avez-vous pensé du dispositif mis en place par l’équipe du Virus Manga à cette occasion ?

L’équipe du Virus a fait un gros travail pour proposer un programme d’animation cohérent autour du manga, avec des auteurs japonais très intéressants, sur toute la durée du festival. Le fait même que le festival ait fait appel à des spécialistes est révélateur de la reconnaissance croissante accordée au manga.

À ce propos, Télérama aussi a récemment fait sa couverture sur le manga. Si une revue aussi respectable et d’aussi bonne tenue intellectuelle a fait ça, c’est qu’il se passe vraiment quelque chose ! Que faut-il encore pour que le manga accède à une reconnaissance en rapport avec son poids sur le marché ?

Il faudrait tordre le cou aux vieux clichés qui traînent depuis les années 1970. Du côté des parents et des éducateurs, le manga ne s’est pas encore débarrassé de son image négative : c’est niais, c’est mal dessiné, c’est violent, c’est cochon... C’est vrai que le manga est beaucoup plus violent et plus sexuellement explicite que notre BD ou que les comics américains. Mais ceux qui s’en offusquent et qui pensent que le manga abêtit les jeunes et les pousse à la délinquance devraient se demander comment il se fait que le Japon soit celui des grands pays développés où la criminalité est la plus faible.

Il y aurait une fonction cathartique du manga ?

J’en suis convaincu ! La violence et le sexe font partie de l’imaginaire de tous les adolescents du monde. Leur faire voir, ça ne leur « donne pas » des idées - ils les ont déjà. Mais ça leur permet de se défouler. Ca leur procure une forme de satisfaction qui contribue plutôt à faire baisser la pression, je crois... D’autant plus que le message final du manga, en particulier celui du shônen, est toujours extrêmement moral. Aussi moral que du pur Disney, en moins niais, donc plus crédible pour les ados d’aujourd’hui.

(JPEG)Lorsque on aura enfin compris cela chez nous, comme on l’a compris au Japon depuis longtemps, le manga trouvera enfin toute sa place.

Que pensez-vous de la presse manga en France ?

Je ne lis pas tout, loin de là, mais j’ai l’impression qu’il y a plus de mauvais que de bon. Beaucoup des titres que je feuillette ont un contenu très pauvre et se croient obligés d’écrire « djeune », comme si on ne pouvait parler du manga que de cette manière... Ce n’est pas bon pour l’image du manga.

Par ailleurs, j’ai l’impression que cette presse n’a pas beaucoup de distance critique par rapport aux publications. C’est rare d’y trouver des commentaires négatifs sur une série - comme si tout ce qui sort était bon ! Il me semble qu’on évite un peu trop de faire de la peine aux éditeurs pour ne pas compromettre les recettes publicitaires sans lesquelles cette presse ne peut pas vivre. D’ailleurs, Le Virus Manga, qui avait une ligne de qualité et très indépendante, vient de jeter l’éponge.

Pensez-vous qu’il faudrait aussi un ouvrage « de référence » pour donner des clefs du manga au public français ?

Bien entendu. Aujourd’hui, il n’existe que l’ouvrage de Thierry Groensteen [1] , qui est déjà ancien. Mais l’idée est dans l’air, et je serais étonné qu’il ne sorte pas plusieurs ouvrages d’ici peu. Le plus difficile sera sans doute de convaincre un éditeur de réaliser l’investissement financier nécessaire, car un bon ouvrage sur le manga devra être correctement illustré, et les droits ne sont pas donnés.

Mais le problème est aussi de savoir comment aborder - je ne dis pas « lire », c’est exprès - le manga. Le public français adulte ne sait pas comment faire avec cet OVNI culturel.

On en revient à l’idée que le manga est « mal dessiné ». Il n’est pas mal dessiné, il est « dessiné autrement ». En gros, notre BD est un dérivé de la peinture, il faut que ce soit « beau ». Le manga, lui, dérive plutôt du cinéma et donne la priorité absolue au dynamisme narratif aux dépens de l’esthétique (là, je ne parle pas de Taniguchi, qui dessine comme dans la BD française). On pourrait dire que notre BD, c’est de la peinture avec du texte dessus, et le manga, du cinéma avec une bande-son minimaliste.

Quand on aborde le manga avec notre culture littérature/peinture, on n’y arrive pas. Moi-même, j’ai une culture très littéraire, genre latin-grec, et j’ai eu beaucoup de difficulté avec le manga. Pas avec le contenu, avec la forme. Il a fallu que j’oublie ma culture, que je cesse d’essayer de « lire », que je cesse de regarder chaque case comme un petit tableau, et que je prenne le manga pour ce qu’il est - un film. La grande majorité des Français de ma génération ne sont pas équipés pour apprécier un ensemble texte-image de ce genre.

Par contre, ça ne présente aucune difficulté pour les jeunes, car ils sont nourris à la culture séries TV, jeux vidéo. Ils n’ont aucun problème avec le manga.

Vous avez vécu au Japon. Pouvez-vous nous décrire les grandes différences dans la perception du manga entre là-bas et la France ?

La grande différence, c’est que le Japon est le seul pays où la bande-dessinée est une industrie de masse. Le manga est omniprésent. Ca s’achète plus facilement que les cigarettes ou qu’une baguette chez nous. On l’achète dans les gares, dans les superettes ouvertes 24h sur 24, dans des distributeurs, un peu partout. On peut passer la nuit entière à en lire dans des « cafés-manga » qui ont des dizaines de milliers de titres en stock. Ca fait complètement partie de la vie quotidienne des Japonais, alors que chez nous, un album de bande-dessinée est un peu un objet d’art, à savourer tranquillement chez soi. Le Japonais achète son magazine, le feuillette et le laisse en partant dans le métro.

(JPEG)Au Japon, le manga est un média à part entière. Des entreprises, des institutions officielles, des personnalités politiques s’en servent pour leur communication. Il y a des manuels scolaires en manga. Il nourrit des débats de société. Rien à voir avec l’influence de notre BD sur les affaires du pays !

Et c’est normal : toute une génération - la mienne, celle des baby-boomers - a appris à appréhender le monde à travers le manga. Ils ont commencé à en lire avant 10 ans, et n’ont jamais arrêté. Même aujourd’hui, à la veille de la retraite, ils continuent. Et leurs, fils, puis leurs petits-fils, ont fait comme eux.

Pensez-vous que les éditeurs français ont une démarche qui intègre la différence de perception qu’il y a entre le manga au Japon et en France ?

Il faut voir cela de plusieurs points de vue : dans le choix de ce qu’ils publient et dans leur travail d’adaptation des œuvres.

Pour le choix des œuvres, il y a le même problème qu’au Japon : dès qu’un titre marche, chaque éditeur cherche à sortir très vite la même chose, sans faire trop attention à la qualité. À la fin des années 1990, les éditeurs français ont failli tuer le marché, qui n’était pas encore très solide, en l’inondant avec des dérivés de Dragon Ball et de Fruit Basket, dont beaucoup étaient d’assez mauvais sous-produits

Maintenant, ça s’arrange. On voit arriver des séries de plus en plus diversifiées. Ce qu’on appelle seinen, le manga pour les jeunes adultes qui traite de sujets de société, ou très dramatiques, fait beaucoup de progrès. On le doit beaucoup à Akata/Delcourt, qui a ouvert la voie avec des séries comme Tajirakao ou Coq de combat. Ou aujourd’hui, à Say Hello to Black Jack, chez Glénat. Des séries qui se démarquent vraiment du tout-venant shônen/shôjo et qui conquièrent un nouveau lectorat, plus adulte.

Côté adaptation, il y a de tout. Des titres magnifiquement adaptés, mais aussi des traductions balourdes bourrées d’horreurs orthographiques quand le travail est fait au rabais par des étudiants sous-payés. Cette négligence contribue à entretenir les préjugés contre le manga.

Concernant l’adaptation graphique, les éditeurs ne s’en sortent pas mal, vu la complexité du travail. Sur un point très débattu : faut-il retourner le manga dans le sens de lecture occidental ou non ? ça ne me paraît nullement indispensable. C’est compliqué et coûteux, alors que ça n’est pas vraiment difficile, même pour un français, de lire de droite à gauche.

Je mets à part les séries qui visent le public de la bande-dessinée traditionnelle, plus intellectuel, comme Taniguchi. L’adaptation d’une série comme Au temps de Botchan ne tolère aucune approximation.

À votre avis, le manga est-il à son apogée ? Va-t-il rester une culture de niche pour amateurs, ou a-t-il encore un potentiel de développement ?

On n’a encore rien vu ! La première génération de Français qui possèdent la technique et la culture pour aborder le manga est en voie de formation. Au Japon, le grand succès des éditeurs, c’est d’avoir réussi à faire mûrir le manga avec ses lecteurs en inventant successivement des séries pour lycéens, pour étudiants, pour jeunes actifs, pour cadres quadragénaires, pour ménagères d’âge mûr, et demain pour les retraités. Il n’y a aucune raison pour que le phénomène ne se reproduise pas en France, d’autant plus que les œuvres existent déjà au Japon, et qu’il n’y a qu’à les traduire. Les conditions techniques ont été créées, ç’a été difficile, mais maintenant, ça ne va pas s’arrêter.

Vous croyez que le lectorat se renouvellera ?

Pourquoi pas, une fois le manga bien installé sur le marché ? Je suis frappé de voir comment les jeunes lecteurs se sont émancipés. Ils achètent et échangent leurs manga sans se soucier de la désapprobation de leurs parents. Et les parents sont bien obligés de suivre. J’en vois venir souvent qui me demandent quelle série offrir à leurs enfants.

Ce qui pourrait tuer le manga, ce sont les prix : ils ont longtemps fait la différence avec la BD, surtout compte tenu du nombre de pages, mais ils sont passés de la zone 5-6 € à 8-9 €. Il y a sûrement une barre psychologique à 10 € ; si on la passe, ça va porter un coup au marché. Il ne faut pas oublier que ce qui fait tourner le manga, c’est l’argent de poche des adolescents. Ca doit rester bon marché.

La manga semble un produit culturel purement japonais. Pourtant, il marche très bien non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis, en Italie, en Allemagne... Comment peut-on expliquer cette universalité ?

D’abord parce que, sauf en France et dans une moindre mesure en Italie, le manga débarque sur des marchés à peu près vierges : il n’y a guère de BD allemande, le marché des comics est sous-développé aux Etats-Unis. Donc il y a un potentiel important.

Ensuite, le mode d’expression du manga est immédiatement accessible aux nouvelles générations qui ont appris à appréhender le monde par l’image plutôt que par l’écrit. De ce point de vue il est universel.

Mais surtout, ce qui fait la fortune du manga, c’est qu’il met en scène tous les grands invariants psychologiques. Les questions que l’on pose à longueur de shônen, c’est : Qu’est-ce qu’il y a sous les jupes des filles ? Comment on sait qu’on aime ? Comment on le dit ? Comment on embrasse ? etc. Ce sont des questions que tous les adolescents se posent. D’un côté, le manga est très spécifiquement japonais dans sa manière d’exprimer ces choses, mais sur le fond, il est bien plus universel qu’Asterix...

Que pensez-vous de la pratique de la scanlation qui se développe sur Internet ?

Le plus grand bien ! Internet, avec les sites dédiés, les chatrooms et la scanlation, a été un instrument essentiel pour l’essor du manga et de l’animation japonaise à l’échelle mondiale.

Protester contre la scanlation ? Aucun éditeur ne serait assez fou pour ça ! C’est de la pub gratuite. En outre, la déontologie veut que les sites retirent les séries dès qu’un éditeur a acheté les droits. Donc, c’est tout bénéfice pour l’éditeur. D’ailleurs, même s’ils ne les retiraient pas, lire beaucoup de manga sur un ordinateur... je veux bien, mais ça enlève une grande partie du plaisir...

Enfin, une question plus personnelle : quels sont vos manga préférés ?

(Sourire réjoui) Dans le shônen de base pour collégiens, Naruto et Ranma ½. Dans le shônen pour les grands lycéens, le chef d’œuvre, c’est GTO. J’ai même fait une communication dessus à un congrès de la très sérieuse Association Internationale de Science Politique, c’est dire !

(JPEG)À la frontière shônen/seinen, Eden. C’est un mélange de post-apocalyptique, de hard-boiled et de thriller politico-géostratégique - au moins trois séries pour le prix d’une seule. Mais comme la parution est lente et que l’intrigue part dans tous les sens, chaque fois qu’un tome sort, je dois relire tout ce qui précède pour m’y retrouver.

Dans le seinen, Say Hello to Black Jack est une série qui a provoqué au Japon un débat national et des réformes du système hospitalier. À quand une BD qui aura le même impact chez nous ? J’apprécie aussi Sancturay, le thriller politico-mafieux d’Ikegami Ryoichi. Ikegami a produit beaucoup de séries assez déplaisantes - machistes, violentes et teintées de racisme - mais Sanctuary sort du lot, et le système politique japonais est une de mes spécialités. Egalement 20th Century Boys : toute l’histoire des espérances et des désillusions de ma génération !

Dans le shôjo premier âge, Gals ! donne une idée assez amusante de l’évolution des mœurs chez les jeunes Japonaises. Plus mature, le chef d’oeuvre, c’est Nana. Beaucoup de garçons en sont fans.

J’aime aussi beaucoup les nouvelles dessinatrices qu’on lance en ce moment sur le marché français pour un public branché : Ebine Yamaji (Love my Life), Nananan Kiriko (Blue), Sakurazawa Erica (Entre les draps)... Aucun(e) auteur(e) de BD ne sait parler avec cette délicatesse et cette précision du sentiment amoureux et de la sexualité ! Mais je ne vois pas pourquoi certains veulent absolument baptiser ça « la manga », comme si le manga était quelque chose d’un peu sale dont il faudrait se démarquer ! [2] Ce procédé de marketing assez douteux risque de renforcer les préjugés dont le manga a tant de mal à se défaire.

Dans le manga historique, mon favori, c’est Lone Wolf and Cub. Delcourt vient aussi de lancer Satsuma. L’honneur des samouraïs, de Hirata Hiroshi, un titre qui s’annonce exceptionnel. C’est formidablement documenté au plan historique et dessiné avec une grande vigueur. Vivement la suite !

Une place tout à fait à part pour Gen d’Hiroshima, la seule série qui narre dans toute son horreur véritable l’histoire que beaucoup de manga ont transposé dans des univers de fiction - l’apocalypse nucléaire et la reconstruction du monde par une nouvelle génération qui refuse de baisser les bras. Ce scénario fait aussi le fond du manga S-F, post-apocalyptique, cyberpunk, etc. dans ce genre, pour moi, les deux insurpassables sont Akira et Gunnm.

Tezuka est un univers à lui tout seul. En tant qu’historien, mes favoris sont Ayako et L’Histoire des 3 Adolf. Et l’inoubliable Phénix ! Quand vous entrez dans la cinquantaine méditative, si vous n’avez pas le courage de vous attaquer à Proust, prenez Phénix. Il y a autant de pages, mais ça se parcourt plus facilement.

Pour finir, un auteur que je vénère, mais qui n’est pas traduit - il paraît que les problèmes de droits sont compliqués. C’est Shirato Sampei, le maître du gegika historique. Son œuvre, très engagée, décrit les grandes jacqueries du Moyen-Age japonais. Son chef d’œuvre, c’est Les carnets secrets des ninjas, une lecture favorite des étudiants japonais de 68. La maîtrise technique de Shirato est telle qu’on a pu faire un film des Carnets... juste en montant les images, sans animation. Pour que ça sorte en français, je suis prêt à travailler gratuitement sur l’adaptation ! [3]

par Pierre Raphaël
Article mis en ligne le 31 mars 2005

[1] L’Univers du manga, Castermann, 2ème ed. 1997

[2] Ndlr : Cette distinction la/le manga renvoit au manifeste de Frédéric Boilet, auteur français installé au Japon, directeur de la collection Sakka pour Casterman et adapatateur de Taniguchi Jirô pour la collection écritures de Casterman, qui l’utilise pour distinguer de la production mainstream manga, une frange de manga que l’on pourrait assimiler à du "manga d’auteur", insistant sur la représentation de la vie quotidienne.

[3] retrouvez sur cette page de Jean-Marie Bouissou, l’illustration du génie de Shirato Sampei.

Diverses ressources :

- Une présentation de Jean-Marie Bouissou et de son parcours (format .pdf, nécessite acrobat reader)

- Liste des publications et actuels surjets de recherche de Jean-Marie Bouissou.

- Quand les sumos apprennent à danser, site consacré à son dernier ouvrage en date.

- Les carnets des ninjas, une page parmis d’autres que Jean-Marie Bouissou a consacré au manga, particulièrement intéressante.