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Un millier de navires, le récit de la guerre de Troie

L’Age de Bronze, la Guerre de Troie dans sa dimension historique

L’Âge de Bronze est une série qui retrace la guerre de Troie. Publiée sous forme de courts chapitres, elle nous parvient dans la version compilée en album qui regroupe neuf chapitres. Le projet d’Eric Shanower devrait s’étendre ainsi sur 7 volumes au total, et retracer toute l’histoire de la guerre de Troie, depuis le départ de Pâris du mont Ida jusqu’au départ des guerriers achéens des rivages de Troie.


Le choix du titre L’Age de Bronze est révélateur du projet de Shanower. Il s’agit moins pour lui de retracer l’épopée des héros grecs, étroitement associée à Homère, que de construire une oeuvre historique.

Le parti-pris d’Eric Shanower

Shanower revendique d’ailleurs ce parti-pris historicisant : "Je savais dès le début que je voulais que ma version de la Guerre de Troie soit la plus réaliste possible du point de vue historique." Il s’est donc moins occupé de ce qu’on peut trouver dans la matière homérique que des études archéologiques et historiques sur la période. Ainsi, par exemple, afin de représenter les Troyens et leurs moeurs, il a pris conseil auprès du professeur Mandfred Korfmann. Celui-ci développe une analyse qui tend à situer la Troie concernée par le conflit dans la sphère d’influence hittite. C’est donc cette civilisation qui a servi de modèle au dessin de Shanower. Au-delà de ces recherches en amont, la lecture d’un millieur de navires révèle ce postulat de départ par bien des aspects : réalisme géopolitique, réalisme des moeurs, parti-pris d’évacuer les références au divin et au surnaturel pour tout ramener dans la sphère du rationnel. Par exemple, les présages sont de simples rêves, mais interpêtés par les protagonistes comme d’inspiration divine. Une vignette comme celle qui représente Hélène emportant une statuette de divinité est caractéristique de cet appétit archéologique : Quand la matière homérique véhicule l’image d’une religion apparentée aux débuts de la Grèce archaïque. Ici, Shanower choisit de montrer une divinité de terre cuite, à la forme primitive, qui évoque l’art cycladique ou phénicien de la civilisation méditerrannéenne.

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Des sources...

Cependant, la figure d’Homère, ou plus exactement la matière homérique, sont difficiles à éviter dès lors que l’on s’intéresse à l’histoire de la Guerre de Troie. En effet, la recherche du site, puis les premières recherches sur le site, furent déclenchées par la passion qu’inspira cette oeuvre à Heinrich Schliemann. On peut d’ailleurs faire aux balbutiements de l’archéologie troyenne les mêmes reproches qu’à Homère : peu de rigueur par rapport à l’histoire des civilisations, mais une vraie capacité à susciter les passions.

En outre, si l’archéologie troyenne a bien pogressé, elle peut révéler des éléments sur les moeurs et les us du temps. La connaissance de l’histoire de la Méditerrannée peut révéler le contexte géopolitique de l’époque, mais rien de tout cela ne peut donner dans le menu le déroulement de la fameuse Guerre de Troie. Qu’elle soit romancée de bout en bout, ou alors le rapport plus ou moins fidèle d’une tradition orale initiée aux lendemains du conflit, l’Iliade est le seul récit circonstancié, un peu dense, disponible de la Guerre de Troie. On peut lui ajouter bien sûr des passages de l’Odyssée, ainsi que d’autres récits mythologiques pour reconstituer les évènements des autres années de guerre. Mais tout ce qui relève de la circonstance, repose sur la matière mythologique. Dès lors, le projet de Shanower, qui repose de facto sur les circonstances (on ne fait une BD sans un substrat circonstancié) est dépendant de la matière mythologique.

La matière homérique et l’histoire : problèmes de cohabitation ?

On peut se demander comment vont se gérer certains épisodes à venir de la fresque : autant l’usage du fer (qui appraît dans L’Iliade et du bronze sont aisément substituables dans les dessins, autant certaines scènes comme les funérailles sont largement associées à des éléments particuliers. Ainsi, pour les funérailles, le bûcher est le centre de la scène. Or d’après certaines études, les Achéens de l’époque de la Guerre de Troie enterraient leurs morts. La pratique crématoire ne s’est répandue qu’à l’âge archaïque, au moment justement où Homère a fixé la forme de l’Iliade. Ce point des funérailles pourrait donner lieu à de nombreux autres problèmes d’adaptation pour Shanower. Soit il poursuit son parti-pris historicisant, et à chaque fois que se pose la question, il balaye la civilisation homérique au profit de celle de l’âge de bronze. Soit il se laisse guider par la matière homérique, et ne bouscule pas l’idée que l’imaginaire collectif a de certains épisodes, et restitue une Guerre de Troie de type homérique.

Le parti-pris historicisant est dès lors relégué au niveau des décors ou des attitudes, mais repoussé loin de certaines occasions. Cette dernière solution est de loin la plus aisée, puisque le lecteur moyen, même intéressé par l’histoire, aura bien du mal à distinguer dans la matière du récit ce qui relève de l’âge de bronze, de ce qui relève des "siècles obscurs" ou encore de la Grèce archaïque ! Toute la question du respect de son postulat par Shanower sera donc résolue dans les prochains volumes. Un millier de navires traite en effet de l’époque qui a précédé le conflit, temps auquel la matière homérique se contente de faire allusion, et où la confrontation directe entre civilisation de l’âge de bronze et civilisation homérique ne se pose pas de manière aussi délicate que pour le bûcher.

Le postulat de Shanower : l’histoire contre le mythe.

La Guerre de Troie occupe une place tout à fait particulière dans la mythologie grecque : elle est le point où s’achoppent mythologie et histoire ; mouroir des descendants des héros des temps mythiques, elle ouvre la période historique. D’ailleurs, Achille trépasse, mais Odysseus (Ulysse), l’homme de la ruse et du verbe, parvient à survivre et à retrouver son foyer.

Par le choix d’une approche exclusivement historique, Shanower ne conserve qu’une partie du matériau. Ou plus exactement, il déplace la focalisation et le regard posé sur le monde par ce récit. Au travers de l’approche homérique, c’est une certaine vision du monde et de l’homme qui est en jeu. Pour s’en convaincre, on lira utilement l’Hector de Jacqueline de Romilly. Le choix de Shanower met en valeur non pas les individus, ou la conception de l’homme dans la pensée grecque, mais bien le décors, l’histoire, l’univers. Son oeuvre n’est pas porteuse de sens, elle se veut l’illustration, plus ou moins fidèle, du passé.

Cela se manifeste particulièrement au travers de la focalisation narrative. Pâris est le point de départ, il est l’élément central de toute la première partie. Par lui, le lecteur est introduit à Troie, apprend les secrets géopolitiques du temps, ou le passé récent par le récit qui est fait de l’enlèvement d’Hermione. Passé le ravissement d’Hélène de Lacédémone, la focalisation narrative se diffracte. D’une part, on conserve un oeil à Troie, autour des personnages de Priam et d’Hector, mais d’autre part on entre peu à peu dans l’intimité des Achéens. Shanower choisit la figure d’Agamemnon, roi de Mycènes et principal capitaine de l’expédition à venir. Il est l’architecte de la conquête. Il lui adjoint la figure d’Achille, le bouillant guerrier, dont l’enfance est racontée. Le récit ne perd pas en cohérence, bien au contraire, c’est l’occasion d’élargir les perspectives et de multiplier les entrées dans cet univers. (JPEG) Ce choix de varier les focalisations favorise l’immersion dans l’âge de bronze. Sous le couvert d’une certaine objectivité, puisque Shanower ne s’attache à aucun héros en particulier, un millier de navires reste cependant narré sous l’angle subjectif. Les scènes sont présentées avec le regard des hommes de l’époque. Ce choix se calque sur ce que doit être la démarche de l’historien : comprendre une époque selon les logiques de ceux qui y vivaient, et non, comme cela a été fait trop souvent, la juger à l’aune de la pensée contemporaine.

Bien sûr, la narration d’un millier de naivres n’est pas exempte de toute incise explicative, rôle pour lequel Pâris le mal dégrossi s’avère particulièrement utile. La narration de l’Iliade est différente. C’est le point de vue de la Muse, omniscience, mais qui demeure toujours soumise aux Immortels de l’Olympe, alors même qu’elle chante leurs frasques. Elle ne s’attache pas à l’immertion, mais à convaincre et à proposer. La narration de l’Iliade est rhétorique, elle est construite pour inviter les hommes à la vaillance, et à chercher dans une vie de bataille, une gloire immortelle. Dans le détail, on peut déceler parfois un regard critique sur ce postulat, mais le projet est de chanter "la colère d’Achille". Dès les premiers vers, le projet est explicite : quelques soient les détours, ce récit est celui de la colère d’Achille, un épisode limité dans le temps, et présenté de manière subjective. Cependant, on peut remarquer que tant l’Iliade, que la narration d’un millier de navires, s’attachent à suivre les grandes figures. Ce sont ces hommes, pris dans leur dimension héroïque, qui sont les pions du grand échiquier de l’histoire. Tout s’articule autour d’eux. Un point sera levé par les volumes ultérieurs quant au projet d’Eric Shanower. Les hommes sont-ils contraints par les "lois de l’histoire", et le déterminisme historique, ou alors sont-ils les acteurs qui façonnent le futur ? L’Iliade répond à cette question par le déterminisme divin, dans le passage où même Zeus doit s’incliner devant le fatum pentocrator (passage où les figurines d’Achille et d’Hector sont déposées dans la balance). Dans l’attente de cette réponse par l’évolution ultérieure de l’oeuvre de Shanower, on doit s’attacher à analyser ces figures qui structurent et orientent la narration :

Les figures qui structurent un millier de navires

Pâris apparaît comme un futur héros, généreux, rempli du sens de la justice, curieux, et surtout brillant puisqu’il domine les fils de Priam aux jeux de Troie. Mais peu à peu, les limites du personnage apparaissent : il se révèle égoïste, et bien peu soucieux de son rôle de prince émissaire, puisqu’il ravit Hélène au mépris de tout bon sens politique. En un mot, le Pâris qui est présenté ici est le guerrier plein de morgue, mais chétif, qui se fait bousculer par Ménélas dans les premières pages de l’Iliade. Il n’est pas le seul personnage qui hérite de la personnalité héritée d’Homère. Achille en enfant capricieux et impétueux suit le même schéma, Agamemnon en organisateur raisonné, mais orgueilleux a également conservé la personnalité qu’on lui lit habituellement dans l’Iliade. Du moins, pour chacun de ses personnages, il s’agit d’un schéma convenu, qui résulte d’une lecture un peu rapide de l’Iliade. On le retrouve, autrement plus caricaturé et pitoyable dans le roman commis par Marion Zimmer-Bradley sur la matière de Troie. La réalité de ces personnages chez Homère est infiniement plus complexe et nuancée. Ils ne se réduisent pas à des stéréotypes. Selon les passages ou les épisodes, ils peuvent revêtir ces personnalités, ou au contraire se montrer sous d’autres jours. Ces synthèses qui cherchent à condenser la complexité de telles figures sont nécessairement réductrices. (JPEG) Cependant, dans le cas de l’Age de Bronze, on peut déjà se féliciter de ce que Shanower semble avoir introduit un peu plus de subtilité que n’en proposait Marion Zimmer-Bradley dans son roman. De plus, le sujet de Shanower est le monde méditerrannéen, il s’intéresse plus au théâtre des opérations qu’aux acteurs. Ceux-ci sont avant tout le prétexte pour dévoiler le monde riche de l’antiquité de la fin de l’âge de bronze. La simplification des personnages ne porte donc pas atteinte au propos de l’oeuvre. Elle se contente de la rendre plus accessible, en filant certaines idées reçues, que le lecteur exigeant aura à coeur de dépasser par la lecture d’ouvrages tels que l’Hector de Jacqueline de Romilly. Le lecteur moins exigeant y puisera plus aisément son plaisir. N’oublions pas que l’Iliade est à l’origine un poème récité pour le divertissement, et l’édification, de l’auditoire.

Richesse du matériau

On a vu que l’oeuvre de Shanower n’était pas vierge de l’influence de la matière homérique. Ce constant, inévitable pour toute oeuvre qui traite de la Guerre de Troie, renvoit nécessairement vers la problématique de l’adaptation du mythe. C’est bien ce dont il s’agit dans ce dossier. Cette "version de la Guerre de Troie soit la plus réaliste possible du point de vue historique" n’en demeure pas moins une version d’un thème dont la trame fut donnée par l’Iliade, l’Odyssée et d’autres matériaux sources de notre connaissance de la mythologie grecque.

De par son approche historicisante, Shanower évacue d’emblée ce qui constitue près de la moitié, voire toute la raison d’être du matériau original : l’histoire des Immortels, et leur interraction avec le monde des mortels. Il défend lui-même ce postulat, en précisant avoir présenté certains épisodes comme l’arbitrage de Pâris entre les déesses, sous la forme de songes. En cela, il présente les choses sous un angle historique : il attribue à des éléments réalistes la valeur que les hommes de l’époque leur donnaient. A la lecture de l’oeuvre, même bien instruit sur la matière originale, on est nullement dérangé de ce parti-pris. Au contraire, il est délicat d’imaginer cette bande-dessinée intégrer de manière violente le surnaturel. Il restera cependant à voir ce parti-pris matérialisé lors des combats sous les murs de Troie. Une grande partie de leur sel vient de l’intervention directe des Immortels et de leurs petites manigances. Comment Shanower parviendra-t-il a restituer la richesse de ces combats sans le secours des Immortels ? Seuls les volumes à venir renseigneront sur le sort qu’il adviendra de cet auteur visiblement frappé d’hubris.

Focus sur l’adaptation du sac de Troie par Héraclès :

Il est un épisode particulier qui est particulièrement mal traité. C’est celui du sac de Troie par Héraclès et ses compagnons (parmis lesquels les frères Télamon et Pélée, fils d’Eaque et pères respectifs d’Ajax et d’Achille). Le trait réaliste se déforme soudain en un dessin mi-enfantin, mi-caricatural. On comprend mal l’irruption de ces personnages déformés, même sous le sceau du récit de Priam. Est-ce une volonté de retranscrire le fait qu’il s’agit d’un récit ? L’option choisie rend mal compte de la personnalité hiératique du conteur.(JPEG) Toujours est-il que par rapport au parti-pris historicisant, ce passage est particulièrement mal venu. Quel est le statut, pour Pâris et les autres jeunes Troyens, de cet épisode du premier sac de Troie ? Il s’agit d’un épisode où sont mélangés des héros enfants des Immortels, à des mythes aussi importants que les anciens remparts de Troie, bâtis par Poséidon lui-même. Pour ces hommes, il ne s’agit pas d’un conte amusant, ce que sous-entend le graphisme, mais bien d’une histoire qui doit susciter à la fois terreur et pitié. Le contraste du graphisme précis et méticuleux du reste de la BD avec ce passage donne au lecteur d’aujourd’hui l’impression que l’on raconte la gentille histoire d’une petite escarmouche contre un bourg de Troie sans importance. Bref, la véritable guerre de Troie est à venir, dans la cité actuelle de Priam. D’ailleurs, d’autres précisions sur l’origine de la richesse de Troie vont dans ce sens. Le choix de présenter les choses de cette manière semble mal venu à deux égards : Tout d’abord en ce qui concerne le parti pris historicisant. Il présente en effet l’épisode comme de peu d’importance aux yeux des Troyens. C’est juste le récit d’une petite annecdote du passé. Ce que ne pouvait être, pour les hommes de ce temps, un récit qui introduisait des héros aussi importants qu’Héraclès ou les Eacides. D’ailleurs, on pourrait taquiner encore plus avant le choix de relater cet épisode avec la figure d’Héraclès, ou celle de héros dont les lignées et exploits ne se sont sans doute fixés définitivement qu’à l’époque de la Grèce archaïque, et non pas à la fin de l’âge de bronze...

Ensuite, par rapport à la symbolique, et à la richesse du matériau qu’est la Guerre de Troie. Episode de la mythologie où meurrent les fils des héros, Troie est comme on l’a souligné l’endroit où périssent les dernières figures légendaires. Achille, Ajax, Hector étaient les derniers mortels de la trempe des Héraclès, Eaque, Jason et autre Thésée. Le sang des Immortels est devenu trop faible dans les veines des héros. On pourrait considérer qu’Enée, fondateur de la lignée qui conduira à l’éclosion de Rome, et fils d’Aphrodite, infirme ce constat. Mais il est rejeté loin de la Grèce, dans un monde lointain. Le fait est qu’il ne reste à la Grèce que des figures madrées comme Odysseus, ou des figures tragiques comme Oreste, pour structurer son imaginaire héroïque au lendemain de la fin de la Guerre de Troie. La guerre de dix années qui va se dérouler est donc un conflit de moindre ampleur que celui qui mit aux prises Héraclès et les légendaires remparts bâtis par Poséidon. Leur présentation aurait donc dû introduire un trait plus hiératique, et une splendeur nouvelle. L’effet produit par le choix de Shanower, dysphorisant, passe donc à côté de la richesse du matériau travaillé sur ce point précis.

Shanower ne parvient pas à faire la part du mythe...

Reliant les doutes sur la manière de présenter les mêlées à venir à cet échec ponctuel, dans la présentation du sac de Troie par Héraclès, sur le travail du mythe, on peut donc s’interroger sur la capacité de Shanower à donner à la fresque qu’est la Guerre de Troie toute l’ampleur que mérite une pareille épopée ?

D’un certain point de vue, on peut considérer qu’il ne tranche pas assez en faveur de son parti pris historicisant. On conserve au divin une certaine part, les songes, rêves et visions sont abondants, même pour une civilisation qui leur est sensible. Bref, si l’on ne sent pas les Immortels, on devine leur patte. Par l’adoption d’un point de vue moderne, et une utilisation plus poussée des figures de Palamède, Nestor ou Agamemnon, il eut sans doute été possible de faire de cette Guerre de Troie une véritable bataille de luttes pour le pouvoir géopolitique, le tout sous couvert de tractations et de complots divers et variés.

Mais pris entre la volonté de préférer l’histoire au mythe, et celle de proposer un récit détaillé et fidèle à l’imaginaire de la Guerre de Troie, Shanower propose une illustration, certes très belle, mais qui résonne pas autant qu’on aurait pu l’espérer !

Dan Simmons, dans son roman Ilium, montre que par un travail qui reprend à la fois le mythe, et un récit fidèle à l’Iliade, il est possible de proposer une oeuvre qui renouvelle véritablement ce matériau noble et riche. Car il ne se contente pas d’illustrer, avec plus ou moins de talent, comme le fait Shanower. Il travaille le matériau littéraire lui-même.


Bibliographie

A propos d’un millier de navires

Le site d’Akileos, éditeur français.

L’Age de Bronze, site de la série (en anglais)

Sur la matière homérique

L’Iliade et l’Odysée, bibliothèque de la Pléiade

Hector, de Jacquline de Romilly, éditions de Fallois

Notre Histoire N°165, consacré à l’Iliade et à l’Odyssée

Les mythes grecs, de Robert Graves, Pluriel

Sur la matière historique

L’aventure grecque, de Pierre Lévêque, 1964

Les premiers temps de la Grèce, de Moses I. Finley, 1970

La Grèce archaïque, d’Anthony Snodgrass, 1980

Les mémoires de la méditerranée, de Fernand Braudel, écrit en 1969, publié et annoté en 1998

Un intéressant texte qui traite à la fois de l’historicité, et de la dimension symbolique, de la Guerre de Troie

NB : Cette bibliographie, en particulier pour sa partie historique, n’indique que des ouvrages généraux, qui dépassent largement le cadre chronologique de la Guerre de Troie. En outre, elle indique des ouvrages assez anciens, et parfois controversés. Il ne s’agit pas ici de faire autorité, mais de donner des pistes à qui veut se renseigner.

par Pierre Raphaël
Article mis en ligne le 2 juin 2004


 Auteur : Eric Shanower
 Editeur : Akileos
 Traduction : Achille(s)
 Année de publication (France) : décembre 2003
 Publication en Noir et Blanc

 Genre : Historique
 Style : Plume

 Un millier de navires est le premier volume du cycle de L’Age de Bronze qui est prévu pour se décliner en sept opus.